Des pratiques de mutualisation existent dans toutes les formes d’économie, mais elles trouvent leur expression la plus féconde au sein des entreprises et des structures sociales et solidaires. Elles permettent de multiplier les échanges sans se fonder sur les calculs d’intérêts des entreprises du marché. Au-delà , elles offrent l’opportunité de créer des liens humains à la base d’alternatives plus ambitieuses de « changements » sociétaux : travailler autrement, consommer autrement et se construire dans la recherche de nouvelles richesses, ce qui ouvre un champ aujourd’hui en pleine expérimentation.
Mais de quoi s’agit-il ? Qui peuvent-elles concerner ? A quels enjeux répondent-elles ? Quelles compétences mobilisent-elles ? Selon quels processus se développent-elles ? Et surtout, qu’est-ce qui les fait résister dans la durée ?
Pour répondre à ces questions, Antoine Pillet, militant de l’économie sociale et solidaire, présente un « carnet de route », qui repose sur un ensemble d’observations de terrain réalisées par l’équipe de L’AMI auprès d’entreprises sociales et solidaires qui ont mis les mutualisations au cÅ“ur de leurs politiques.
En montrant comment fonctionnent différents systèmes d’activités mutualisées, il s’agit d’aider les acteurs de l’économie sociale et solidaire à prendre conscience des questions à se poser et des méthodes à mettre en Å“uvre lorsqu’ils décident de s’engager sur cette voie.








